tourisme

DÉCOUVRIR LE VILLAGE

Les remparts

La partie ancienne du village de Noves est une forteresse entourée de remparts érigés entre le Xème et XIVème siècle, au fur et à mesure de l'agrandissement de la cité.
La forme définitive du XIVème siècle n'a pas sensiblement variée jusqu'à nos jours.
Au cours des Xème et XIème siècles, les évêques d'Avignon, devenus seigneurs de Noves, installent leur "castrum de novis" sur le rocher qui garde aujourd'hui le nom de château.
Le rempart, enceinte de la forteresse, se limite pratiquement à ce rocher. C'est le premier rempart dont subsiste seulement l'échauguette sud-ouest.
Une seule porte est percée au nord-ouest : le Portalet.
Au XIIème siècle, le quartier avoisinant à l'est du précédent Le Bourrian de borrium : petite maison de campagne (cf. borie) reçoit une enceinte qui complète la précédente et forme avec elle, le deuxième rempart.
Une porte est aménagée au nord : la Porte des Moulins, en direction de l'église paroissiale Saint-Baudile qui est en fait hors les murs.
Enfin, au XIVème siècle, l'habitat s'étend vers le nord et rejoint l'église. Un nouveau rempart s'impose qui complète les précédents. C'est le troisième rempart. Il englobe l'église et deux nouveaux quartiers : Le Malbouguet au nord-est ainsi nommé parce que pauvrement et mal habité et Le Marcat, siège du marché qui s'y tenait hebdomadairement depuis l'origine et dont la pérennité avait été confortée par l'exclusivité qu'avait concédé, en 1157, Frédéric 1er de Barberousse, empereur romain germanique, à son vassal l'évêque d'Avignon.
L'ensemble des quatre quartiers entourés de remparts adoptait ainsi la forme du camp romain divisé comme une croix par deux axes de rues principales. Aux extrémités des rues, quatre portes sont aménagées :

  • Au nord, la Porte d'Aurose (par où entre le vent du nord). Elle existe encore, c'est la porte de Châteaurenard.
  • Au sud, la Porte d'Agel, du nom d'un village au sud de Noves, disparu au milieu du XIIIème siècle. La porte est toujours là.
  • A l'est, la Porte de la Courrège (de corrigia = ceinture ou encore ruisseau entourant les murailles de la ville), devenue ensuite Porte Notre-Dame. Par elle, entraient les eaux des roubines qui allaient aux moulins. Elle a été détruite en 1925.
  • A l'ouest, le Portalet, depuis longtemps disparu.
  • La Porte des Moulins est désormais au centre du bourg au carrefour des rues. Elle devient beffroi en 1621, et subsiste encore sous le nom de la Porte de l'Horloge. Les moulins qui étaient à ses pieds ont disparus au début du XXème siècle.
  • Reste enfin à l'ouest, la Porte des eaux, par où ressortent toujours les roubines qui circulent sous Noves.

> retour

baudile

 

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash